Investir via le mécanisme du déficit foncier

L’essentiel

  • Le régime de droit commun des déficits fonciers permet l’imputation de certaines dépenses de travaux sur les revenus fonciers de l’investisseur, puis, sous conditions, sur son revenu global.
  • Le déficit foncier permet, sous conditions, d’imputer une fraction du déficit sur le revenu global dans la limite de 10 700 €, ce qui réduit l’assiette imposable.
  • Plusieurs conditions sont à respecter : l’investisseur devra mettre son bien en location pendant les 3 années qui suivent la dernière imputation déficitaire sur son revenu global.

Qu’est-ce que le déficit foncier ?

Lorsqu’un propriétaire d’un bien mis en location supporte plus de charges que de revenus locatifs, il se trouve alors en situation de « déficit foncier ». Ce déficit peut être imputé, selon les règles prévues par le CGI, d’abord sur les revenus fonciers de l’investisseur, sans limitation de montant, puis sur son revenu global dans la limite de 10 700 € lorsque le déficit résulte de dépenses autres que les intérêts d’emprunt. Il est particulièrement utilisé dans les opérations de réhabilitation lourde en centre-ville, notamment dans les secteurs à forte valeur patrimoniale.

Pourquoi investir dans l’immobilier en déficit foncier ?

Le déficit foncier permet au propriétaire bailleur de diminuer son revenu imposable, selon les règles d’imputation prévues pour les revenus fonciers et, le cas échéant, pour le revenu global. Ce régime comporte plusieurs avantages pour un investissement immobilier dans une grande ville telle que Toulouse ou Bordeaux :

  • Le déficit foncier est un avantage fiscal sous forme de réduction d’assiette. Il permet de déduire les travaux éligibles et les intérêts d’emprunt des revenus fonciers, sans limitation de montant.

    En cas de déficit, la part issue des dépenses autres que les intérêts d’emprunt peut être imputée sur le revenu global dans la limite de 10 700 €.

    Dans certains cas particuliers, la limite annuelle est portée à 15 300 €, notamment pour certains logements concernés par des déductions prévues à l’article 31 du CGI.

  • En cas d’excédent, le déficit foncier est imputable uniquement sur les revenus fonciers des dix années suivantes. L’impact fiscal a lieu l’année du décaissement des fonds.

  • Pas de plafonnement global des niches fiscales.

  • Pas de plafond sur le montant des loyers ou sur les ressources des locataires.

  • Possibilité de louer à un ascendant ou descendant.

  • L’effet de levier fiscal dépend du taux marginal d’imposition de l’investisseur et peut atteindre 66,2 % : 45 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux et 4 % de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.

    Les prélèvements sociaux ne sont économisés qu’à proportion des revenus fonciers effacés. L’imputation éventuelle des dépenses sur le revenu global produit uniquement un effet en matière d’impôt sur le revenu et, le cas échéant, de CEHR.

Vous aussi ne payez plus d’impôts

Simulation GRATUITE et sans engagement

Quelles sont les conditions pour faire du déficit foncier ?

Les conditions liées au logement

  • Les dépenses doivent concerner un immeuble loué ou destiné à être loué à usage d’habitation
  • Louer son bien immobilier vide. Dans le cas d’une location meublée, les loyers perçus entrent dans une autre catégorie de revenus que les revenus fonciers : les bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Vous ne pouvez donc pas générer de déficit foncier.
  • Être imposé au régime réel pour pouvoir déduire les charges réelles liées à la gestion du bien et ainsi créer du déficit foncier. Le régime micro-foncier, prévu à l’article 32 du CGI, ne permet donc pas de générer un déficit foncier selon le site economie.gouv.
  • L’investisseur doit mettre son bien en location pendant les 3 années qui suivent la dernière imputation déficitaire sur son revenu global.
  • Si le dispositif est détenu en SCI alors l’avantage fiscal est réparti entre les associés.
  • L’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global s’applique obligatoirement à tout déficit foncier constaté au titre d’une année, sans que le contribuable puisse y renoncer ni choisir l’année d’imputation.

Les charges déductibles des revenus fonciers

En tant que propriétaire bailleur, vous avez la possibilité de déduire de vos revenus fonciers un certain nombre de charges engagées pour votre bien immobilier (prévues par l’article 31 du CGI.). Ces déductions permettent de réduire votre imposition et d’améliorer la rentabilité de votre investissement locatif.

  • Les frais de gestion et d’administration du bien : il s’agit notamment de la rémunération d’un concierge, des frais d’agence immobilière ou d’un syndic de copropriété, des frais comptables, etc.
  • Les impôts liés au logement et non récupérables auprès du locataire : cela concerne principalement la taxe foncière, mais aussi la taxe d’ordures ménagères si elle n’est pas comprise dans les charges locatives.
  • Les dépenses de réparation et d’entretien : il peut s’agir de travaux pour remédier à la vétusté du logement, de travaux d’amélioration de la performance énergétique, ou encore de travaux réalisés pour faciliter la location du bien (remplacement d’une chaudière, réfection de la peinture, etc.).
  • Les dépenses d’amélioration : ces dépenses permettent d’améliorer le confort et la qualité de vie dans le logement, sans en modifier la structure. Il peut s’agir de l’installation de double vitrage, de l’isolation des combles, de l’aménagement d’une salle de bains, etc.
  • Les provisions pour charges dans le cadre d’une copropriété : vous pouvez déduire les provisions pour charges que vous avez payées au syndic de copropriété, même si vous n’avez pas pu les récupérer auprès de vos locataires.
  • Les charges locatives : si vous n’avez pas pu récupérer les charges locatives auprès de votre locataire au 31 décembre de l’année suivant son départ, vous pouvez les déduire de vos revenus fonciers.
  • L’indemnité d’éviction ou de relogement d’un locataire : si vous avez dû indemniser un locataire pour son éviction ou son relogement, vous pouvez déduire cette somme de vos revenus fonciers.
  • Les primes d’assurance : vous pouvez déduire les primes d’assurance liées à votre bien immobilier, comme l’assurance propriétaire non occupant (PNO), l’assurance loyers impayés (GLI), ou l’assurance risques locatifs.
  • Les intérêts et frais d’emprunt : ils sont déductibles des revenus fonciers, mais la fraction du déficit qui en provient n’est pas imputable sur le revenu global. Elle est uniquement imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Bon à savoir

Les dépenses de construction, reconstruction ou d’agrandissement ne peuvent pas être déduits de vos revenus fonciers.

Les conditions pour revendre son logement avec le déficit foncier

Pour revendre un bien sans remettre en cause le déficit foncier imputé, vous devez maintenir la location nue pendant au moins 3 ans après la dernière année d’imputation du déficit. Une revente prématurée annule l’avantage fiscal et entraîne une augmentation de l’imposition. Exemple : un déficit constaté en 2023 impose de garder le locataire jusqu’au 31 décembre 2026.

Certaines exceptions à cette règle existent (article 156 du CGI). Par exemple, le propriétaire peut être dispensé de rembourser l’avantage fiscal s’il revend le bien pour des raisons de force majeure, telles qu’une mutation professionnelle, un licenciement ou un décès.

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT
notre guide investisseur

Des conseils de nos experts pour vous accompagner dans votre projet d’achat

Doublement du plafond du déficit foncier : une opportunité pour les bailleurs jusqu’en 2027

Face à la crise du logement et aux enjeux de la transition énergétique, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures pour inciter les bailleurs à rénover leurs biens locatifs, notamment les passoires thermiques. Parmi ces mesures, l’Assemblée nationale a adopté, dans le cadre du second projet de loi de finances rectificative pour 2022, le doublement du plafond du déficit foncier. Cette disposition importante permet aux propriétaires bailleurs relevant du régime réel d’imputer, sur option et sous conditions, un déficit foncier majoré au titre de certaines dépenses de rénovation énergétique.

  • Depuis le 1er janvier 2023 et jusqu’au 31 décembre 2027, le plafond du déficit foncier est porté à 21 400 € (contre 10 700 € avec les plafonds classiques) pour les dépenses consacrées à la rénovation énergétique des logements classés E, F ou G (source : impôts.gouv). Les bailleurs peuvent ainsi déduire de leurs revenus fonciers un montant plus important de travaux, leur permettant de réduire leur imposition et de rentabiliser plus rapidement leur investissement.

  • Pour bénéficier de cette mesure avantageuse, plusieurs conditions doivent être remplies :

    • Les travaux doivent être réalisés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2027.
    • Les travaux doivent concerner la rénovation énergétique du logement et permettre à celui-ci de sortir de la catégorie des passoires thermiques (DPE E, F ou G) pour atteindre une classe A, B, C ou D. Cette exigence est conforme à la loi « Climat & Résilience », interdisant la location des biens classés G en 2025 et des biens classés F en 2028.
    • Le bailleur doit justifier de l’acceptation d’un devis établi à compter du 5 novembre 2022.

Comparatif

CaractéristiqueAvec Déficit FoncierSans Déficit (LMNP/Classique)
Type de bienBien loué nu avec travaux déductibles importants, souvent ancienBien loué nu sans gros travaux, ou bien loué meublé
Impact IR globalOui (jusqu’à 10 700€/an)Non (seulement sur loyers)
Trésorerie travauxSouvent élevé à cause des travauxSouvent plus faible
Fiscalité loyersLes dépenses déductibles s’imputent d’abord sur les revenus fonciers, sans limitation de montant.Faible (si LMNP)
Type de locationNue (3 ans min)Nue ou meublée selon le régime

Comment se calcule le déficit foncier ?

Pour calculer son déficit foncier, l’investisseur doit déterminer :

  • le montant de ses revenus fonciers bruts,
  • le montant de ses intérêts d’emprunt,
  • le montant de ses autres charges déductibles.

Le revenu brut foncier est d’abord réputé compenser les intérêts d’emprunt. Si ces intérêts excèdent les revenus fonciers, la fraction correspondante du déficit est imputable uniquement sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Les autres charges déductibles sont ensuite prises en compte. Lorsqu’elles conduisent à un déficit, celui-ci est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. La fraction excédant ce plafond est reportable uniquement sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Exemple de calcul de déficit foncier

Paul, cadre dans l’industrie pharmaceutique, souhaite calculer son déficit foncier pour un investissement immobilier à Bordeaux. Pour ce faire, il doit commencer à retirer de ses revenus fonciers existants les charges financières. Si son résultat est négatif, alors le déficit est imputable de ses revenus fonciers pendant les 10 prochaines années. S’il est positif, il doit retirer du montant obtenu le total des charges non financières. Dans le cas où son second résultat serait positif, cela veut dire qu’il n’y pas de déficit foncier, s’il est en revanche négatif, le déficit foncier est alors imputable sur le revenu global dans la limite du plafond énoncé.

Simulation

Profil acquéreur 

  • Revenus foncier = 20.000 €
  • Revenus autres = 130.000 €
  • TMI = 41%

Investissement

  • T2 à 260.000€ 
  • Quote part travaux = 195.000€ répartis sur 3 ans soit 65.000€/an
  • Quote part foncier = 65.000€

Comment déclarer les charges déductibles de vos revenus fonciers ?

En tant que propriétaire bailleur, vous avez la possibilité de déduire certaines charges de vos revenus fonciers afin de réduire votre imposition. Pour ce faire, vous devez les déclarer lors de votre déclaration annuelle de revenus, en suivant les étapes suivantes :

  1. La déclaration s’effectue via le formulaire n°2044. Vous pouvez le télécharger directement sur le site des impôts, ou vous le procurer auprès d’un centre des impôts.

  2. Le formulaire n°2044 comporte une section dédiée aux charges déductibles. Vous devez y indiquer le montant de chaque charge, en veillant à bien les catégoriser selon leur nature. 

  3. Il est important de conserver tous les justificatifs de vos charges, tels que des factures, des quittances ou des relevés bancaires. Ces justificatifs pourront vous être demandés par l’administration fiscale en cas de contrôle.

  4. Une fois le formulaire n°2044 complété et accompagné des justificatifs nécessaires, vous pouvez déposer votre déclaration de revenus fonciers. Vous pouvez le faire en ligne, par courrier ou en vous rendant à un centre des impôts.

À quels profils s’adresse le déficit foncier ?

  • Investisseurs percevant des revenus fonciers imposables substantiels.

Nos Garanties

1- Garantie extrinsèque.

2- Garantie du planning d’exécution des travaux.

3- Garantie d’un prix ferme et forfaitaire non révisable et non actualisable.

4- Accompagnement juridique et fiscal.

Pourquoi investir en déficit foncier avec Sporting Promotion ?

Sporting Promotion, promoteur immobilier reconnu depuis plus de 30 ans dans le grand Sud-Ouest, vous accompagne dans votre investissement en déficit foncier.

Nous sélectionnons rigoureusement des biens immobiliers anciens à fort potentiel de valorisation, situés dans des quartiers en pleine expansion.

Notre équipe d’experts vous accompagne tout au long de votre projet, de la recherche du bien immobilier à la gestion locative.

En savoir plus

Page mise à jour le 29/04/2026